Switched at Birth, ou comment passer du rire aux larmes en 40 minutes

Posté le 19 novembre 2015 // 3 commentaires

Je vais pas te mentir. Depuis que j’ai l’âge d’avoir un ordinateur personnel, je suis devenue une grande consommatrice de séries. J’ai très rarement suivi de près des séries à la télévision. Je n’aime pas être esclave des programmations des chaines et j’aime être libre de regarder ce que je veux, quand je veux. La majorité des séries que je te présenterai à partir d’aujourd’hui seront des séries américaines (ou plus globalement étrangères parce que j’ai déjà un article prévu sur une série danoise) que je regarde en version originale (souvent avec les sous-titres, je ne suis pas complètement bilingue SORRY). Tout comme les livres, les séries font partie intégrante de ma vie. J’en regarde vraiment beaucoup. Et ça fait maintenant deux mois que je me suis abonnée à Netflix donc autant te dire que j’aurai des trucs à te raconter dans les semaines et dans les mois à venir ! J’aime autant les petites sitcoms (je t’en parlais ici) que les séries un peu plus sérieuses, policières ou dramatiques.

SaB

Aujourd’hui, j’ai donc décidé de te présenter la série Switched at Birth, une série américaine familiale qui a commencé il y a quatre ans et qui est diffusée par ABC Family. Apparemment, elle passe en France sur la chaine 6ter et, à ma connaissance, elle n’est pas diffusée en Belgique. Je ne sais pas s’il est prévu qu’elle soit diffusée sur d’autres chaines ou dans d’autres pays francophones donc à ta place, j’irai flâner un peu sur le web pour la trouver parce que franchement, je crois que c’est l’une de mes séries préférées de tous les temps. Et même s’il y a beaucoup de séries que j’aime de tout mon coeur, celle-ci sort clairement du lot.

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Titre : Switched at Birth
Créée par : Lizzie Weiss
Chaine originale : ABC Family
Parution : 2011
Durée des épisodes : 42 minutes
Nombre de saisons : 4 saisons, 93 épisodes (En cours)
Genre : Drame
Résumé : Le 22 octobre 1995, deux jeunes filles sont échangées à la naissance à cause d’une erreur humaine au sein d’un hôpital. Quinze ans plus tard, l’une des jeunes filles échangées, Bay Kennish, découvre que ses parents ne sont pas ses parents biologiques à la faveur d’un test qu’elle réalise lors d’un cours de biologie. Le test ADN révèle que Bay n’est pas la fille biologique des Kennish. C’est en réalité une certaine Daphné Vasquez qui est leur fille biologique, tandis que Bay est la fille d’une certaine Régina Vasquez. La situation se complique quand les deux familles se rencontrent et doivent apprendre à vivre ensemble pour le bien des filles. Daphné et Régina emménagent alors dans une dépendance de la résidence des Kennish.
Ma note : ✭✭✭✭✭

mon avis

Donc en gros, tout commence avec la découverte de Bay. L’échange est vraiment la base de l’histoire mais on bascule très vite sur le quotidien des protagonistes. Bay et sa famille sont un peu le cliché de la famille américaine fortunée parfaite : une mère qui s’occupe principalement d’eux et un père ancien grand sportif et candidat politique. Daphné quant à elle a eu un peu moins de chance dans la loterie de la vie : son père est parti en étant convaincu que sa femme l’avait trompé et une mère qui s’en sort sans avoir de grand moyen. Parce que si Bay n’a jamais été soupçonnée de ne pas appartenir au clan Kennish, Daphné quant à elle est une jeune fille pâle et rousse. Plutôt curieux dans une famille portoricaine, non ? Pour couronner le tout, la petite Daphné a souffert d’une méningite dans son enfance et est devenue sourde. Les familles se rencontrent et les Kennish décident de proposer à Daphné et sa famille d’emménager dans leur résidence pour que tout le monde puisse apprendre à se connaitre. Bref, voilà, le décor est planté.

On pourrait se dire que l’histoire est un peu abracadabrante et qu’on va vite tourner en rond. Si on est accro aux séries comme American Horror Story, Game of Thrones et autres The Walking Dead, on risque forcément de trouver la série un peu gnangnan et larmoyante. Je veux bien te le concéder : la série vise avant tous les adolescents et les familles donc c’est plutôt normal. Switched at Birth est une série très diversifiée. On rencontre au fil des épisodes et des saisons des personnages vraiment intéressants, avec de vraies belles histoires. Tous les problèmes que l’on peut rencontrer y sont abordés : le harcèlement scolaire, le rejet, les adolescents qui rejoignent l’armée américaine, les problèmes d’alcool, l’intégration des immigrés, le handicap, le viol, la perte d’un proche, la grossesse, l’éloignement, la maladie, etc.

Une des vraies forces de la série, c’est la surdité d’une partie des personnages. Comme je te l’ai dit plus haut, Daphné a perdu l’usage de son ouïe à l’âge de trois ans. Son entourage de l’époque s’est donc adapté. Lorsqu’elle rencontre les Kennish, c’est forcément un obstacle à la communication et petit à petit, tout le monde s’y met. Puisque l’une des héroïnes est sourde, on rencontre évidemment d’autres personnages qui signent en ASL (american sign language). Les acteurs sont sourds, ils ne font pas semblant de l’être et les scènes sont toujours sous-titrées. L’un des épisodes de la série nous plonge complètement dans le quotidien d’une personne sourde et on se rend vraiment compte que la société n’est pas tout à fait adaptée.

Je suis un peu une chochotte et je pleurniche hyper facilement devant toutes les séries, toutes les émissions ou tous les films un peu larmoyants. Mais franchement, Switched at Birth, c’est un ascenseur émotionnel à chaque épisode. Alors oui, c’est un american drama, avec de la musique entre les scènes, des petites notes de piano par-ci par-là pour faire monter la petite larme, tout ça. Mais j’avoue tout : j’adore ça. J’adore l’attachement que j’ai développé petit à petit pour tous les personnages, j’aime les voir régler tous les problèmes qu’ils rencontrent, j’affectionne particulièrement les dénouements heureux. Je pleure quasiment à chaque épisode. Si tu n’aimes pas les happy ending, si tu as en horreur les personnages qui ne sont pas de grands torturés, si tu n’apprécies pas les séries qui abordent les problèmes de la vraie vie, ne commence pas cette série. Si par contre toi aussi, les personnages auxquels tu peux t’identifier, les gens heureux, l’amour, l’amitié et toutes ces conneries, c’est ta came, tu vas adorer Switched at Birth.

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Le deuxième roman de S.J. Watson : Une autre vie

Posté le 17 novembre 2015 // 2 commentaires

Je sais que beaucoup de blogueurs ont écrit des articles sur les abominables évènements de vendredi dernier. Je n’ai personnellement pas de mots pour exprimer tout ce que cela m’évoque actuellement mais je tiens à dire que je suis de tout coeur avec mes voisins français et que j’espère sincèrement que la vie pourra reprendre son cours, qu’on continuera à rire, à chanter, à lire, à s’amuser et à vivre. Je t’invite à lire le ressenti des autres, qui ont réussi à exprimer ce qu’ils ressentaient dans de jolis articles : La Mouette, Make my Lemonade, Les Petits Rien, Souris des villes et Vie de Miettes. Où que tu sois, qui que tu sois, que tu me lises d’un pays en paix ou non, que tu sois personnellement touché ou que tu ressentes simplement une profonde tristesse pour ce qu’il s’est passé, je t’envoie plein d’amour et je te souhaite d’être heureux.

Une autre vie

Puisque la vie doit continuer, je viens aujourd’hui te présenter un roman que j’ai dévoré en très peu de temps. Pour te remettre dans le contexte, j’avais lu en janvier 2013 (ça ne me rajeunit pas !) le premier roman de Watson, Avant d’aller dormir, que j’avais tout simplement adoré. Ce premier roman a été adapté au cinéma avec – notamment – Colin Firth et Nicole Kidman. Autant te dire que j’ai trouvé le film très décevant comparé au livre qui m’avait vraiment emballée. Bref, tout ça pour dire que quand j’ai appris que S.J. Watson allait sortir un nouveau roman, j’étais sur le qui-vive, prête à tout pour lire la prochaine intrigue proposée par l’auteur. C’est donc dès que j’ai aperçu ce bouquin sur le world wide web que j’ai sauté dessus. Comme je l’avais prédit, j’ai englouti Une autre vie en deux ou trois jours à peine, complètement happée par l’histoire de Julia Plummer.

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Titre : Une autre vie
Auteur : S.J. Watson
Editeur : Somatine
Prix : 21€
Parution : 1 octobre 2015
Nombre de pages : 445
Genre : Policier & Suspense – Thriller psychologique
Résumé : Elle aime son mari… Elle est obsédée par un inconnu. Elle est une mère exemplaire… Elle est prête à tout perdre. Elle sait où elle va… Elle a perdu le contrôle. Elle est innocente… Elle est infiniment coupable. Elle a choisi une double vie… elle pourrait bien perdre les deux.
Ma note : ✭✭✭✭✩

mon avis

Comme tu le vois, le résumé proposé par Somatine n’est pas hyper précis. C’est donc l’histoire de Julia, une Londonienne trentenaire bien installée dans la vie, mariée avec un chirurgien plutôt renommé et maman d’un adolescent. Leurs vies basculent quand ils apprennent que la petite soeur de Julia, Kate, a été assassinée dans une ruelle parisienne. Les deux soeurs n’étaient plus très proches mais l’aînée n’arrive pas à faire son deuil car la police la tient un peu à l’écart et l’enquête n’a pas l’air d’avancer. Elle décide donc de se rendre à Paris pour rencontrer la meilleure amie de sa soeur et de mener sa propre enquête, notamment sur les sites de rencontres que Kate fréquentait. Julia commence alors à penser que ce n’est pas le fruit du hasard si sa soeur a été assassinée, que ce n’est pas parce qu’elle était « au mauvais moment, au mauvais endroit ». Non, Julia est persuadée que Kate a fait une mauvaise rencontre et que c’est cela qui l’a tuée.

Du coup, Julia s’inscrit sur l’un des sites de rencontres pour enquêter sur les hommes qui étaient en contact avec sa petite soeur. De fil en aiguille, elle se prend au jeu. Elle retrouve les frissons de sa jeunesse, elle se sent désirable et aimée. Elle commence à vivre une double vie, favorisant tantôt sa famille, tantôt le site de rencontre.

A l’heure où Internet prend de plus en plus de place dans nos vies, l’histoire de Julia est sûrement loin d’être exceptionnelle. Je suis sûre que tu connais quelqu’un (qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un qui…) qui est un utilisateur des sites de rencontre, qui voient des gens croisés sur le web. C’est donc un sujet assez actuel qui sert de base à l’histoire de S.J. Watson et qui rend l’intrigue hyper attrayante. Julia développe deux obsessions ; découvrir qui a tué sa soeur et pourquoi et la nouvelle vie que lui offre internet. S.J. Watson prend son temps pour planter le décor ; on découvre la vie familiale de Julia, on apprend qu’elle est plutôt très liée à sa soeur même si la vie les a séparées, on comprend que la jeune femme mène une vie plutôt tranquille même si ce n’est pas forcément celle dont elle avait rêvé.

Très vite, les choses se gâtent quand elle décide de mener l’enquête elle-même. Elle plonge la tête la première dans ce que le web peut lui offrir : la vie excitante qu’elle a choisi d’abandonner il y a plusieurs années. C’est là que Watson commence à jouer avec nos nerfs. En avançant dans les chapitres, je t’avoue que je ne savais pas ce que je devais penser de l’héroïne qui prenait clairement un chemin que je n’approuve pas. En même temps, j’avais clairement envie de savoir ce que cachaient les personnages qu’elle rencontrait et de découvrir tous leurs secrets. L’auteur arrive à installer un climat de peur, une tension sournoise, des moments qui nous mettent vraiment mal à l’aise.

S.J. Watson m’avait déjà bien marquée avant son premier roman, en offrant aux lecteurs une première héroïne forte. Je pense qu’il signe ici un deuxième récit formidable, à la hauteur des attentes du public qu’il avait réussi à conquérir depuis 2011 et il nous dépeint encore une fois le portrait d’une femme vraiment intéressante. Le rythme est un peu lent mais c’est carrément justifié parce que l’auteur développe petit à petit les rouages de la manipulation. Le final est grandiose et nous met littéralement sur les fesses. J’avais eu des soupçons sur le dénouement mais l’auteur avait réussi à dissiper mes suspicions au fur et à mesure. Je dois dire que j’ai été vraiment surprise et si tu as lu mes précédentes chroniques littéraires, c’est vraiment ce que je préfère quand je lis ce genre de bouquins. Même si S.J. Watson n’a pas encore la bibliographie des plus grands du genre, il démarre vraiment bien sa carrière en offrant au public un deuxième roman captivant où il maîtrise l’art du suspense avec talent.

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L’histoire vraie de Jaycee Dugard : On m’a volé ma vie

Posté le 12 novembre 2015 // 3 commentaires

Je te sens incrédule à la vue de ce nouvel article. Qu’est-ce qu’il y a ? Tu ne me pensais pas capable d’enchainer deux articles la même semaine ? Tu as vu comme je suis pleine de surprises ? Je n’ai quand même pas voulu te parler de deux thrillers psychologiques à la suite et c’est une autobiographie que je voudrais te présenter aujourd’hui. Mais ce n’est pas n’importe quelle autobiographie. Ce n’est pas la vie pleine de paillettes d’une célébrité de télé réalité ou le journal intime d’une star de la chanson. Non. J’ai lu un roman difficile à avaler et à digérer. L’histoire de Jaycee Dugard, cette petite blonde qui a été enlevée en 1991 et qui est réapparue à la surface de la terre en 2009. Oui, tu as bien lu. Dix-huit ans de captivité relatés en un livre. (Oui, petite faute dans l’image d’introduction. Désolée Internet, excuse-moi.)

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Ce n’est pas dans mes habitudes de lire ce genre de romans. J’aime davantage me plonger dans des univers réels mais fictionnels. Avant de débuter cet article, je tiens à préciser que même s’il y a peu de détails sur ce que Jaycee Dugard a enduré d’un point de vue « physique » (si tu vois ce que je veux dire), elle décrit néanmoins ses souffrances et les conditions dans lesquelles elle vivait. Ce n’est donc pas un livre à mettre entre toutes les mains. Avec mon petit coeur, j’ai réussi à le terminer même si certains passages ont vraiment été difficiles.

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Titre : On m’a volé ma vie
Auteur : Jaycee Dugard
Editeur : Michel Lafon
Prix : 13€
Parution : 7 février 2013
Nombre de pages : 299
Genre : Biographie
Résumé : Le 10 juin 1991, Jaycee Dugard se rend seule à l’arrêt du bus scolaire. À tout juste onze ans, elle est enlevée sur le chemin par Phillip Garrido, un délinquant sexuel récidiviste d’une quarantaine d’années. Avec la complicité de son épouse Nancy, celui-ci l’enferme dans un minuscule cabanon au fond de son jardin et la viole fréquemment. Jaycee tombe enceinte pour la première fois à l’âge de treize ans. Elle donnera naissance à deux filles : Angel en 1994 et Starlit en 1998. Durant plusieurs années, l’adolescente sera aussi l’esclave domestique de son ravisseur et travaillera dans son imprimerie sans jamais révéler son identité. La police la cherche en vain. Il faudra attendre 2009 pour que Phillip Garrido finisse par se trahir et que les Américains découvrent avec horreur les dix-huit années de calvaire de la jeune fille. Le bourreau sera arrêté et condamné à perpétuité lors de son procès en 2011.
Ma note : ✭✭✭✭✩

mon avis

Je dois avouer que même si cette autobiographie a été particulièrement difficile à lire, elle n’en a pas été moins passionnante. Le fait que les évènements relatés soient factuels rend ce roman vraiment dur émotionnellement. Je n’ai pas envie de trop en dévoiler sur l’histoire mais sachez que ça finit « bien ». Aujourd’hui, Jaycee vit avec sa famille et est en bonne santé. Après avoir été la cible des paparazzi (c’est l’Amérique, hein), elle vit dans un lieu tenu secret mais elle est enfin libre. C’est surtout pour cette raison que j’ai entamé ce livre ; Jaycee a eu son happy end.


C’était un roman vraiment captivant et bouleversant. A travers les pages, on voit grandir cette fillette dans un environnement hostile. Un environnement dans lequel personne ne devrait vivre et encore moins pendant dix-huit ans. Néanmoins, Jaycee Dugard a réussi à retracer son histoire sans vouloir faire pleurer dans les chaumières. Au fil des pages, j’ai découvert une femme avec une force de caractère incroyable qui a réussi à s’en sortir dans des conditions qui auraient faire abandonner le plus brave d’entre nous. Durant sa captivité, elle n’a jamais renoncé à son futur, ne s’est pas apitoyée sur son sort et a tenté de garder la tête sur les épaules. Même si le syndrome de Stockholm est omniprésent lorsqu’elle se trouve dans le ranch de ses ravisseurs, elle s’en est complètement délivrée grâce à l’écriture de son livre.

Je ne m’étendrai pas sur les atrocités qu’a vécus Jaycee durant les premières années de sa captivité. A partir du moment où elle est devenue maman, elle s’est démenée pour leur offrir la vie la plus agréable possible et il semble que son ravisseur s’est montré plus humain. Cet homme croupit aujourd’hui en prison et il y restera jusqu’à la fin de ses jours. Sa femme, qui était au courant de tout, a écopé d’une peine de 36 ans de prison. J’ai beaucoup de mal à donner un avis objectif sur ce livre car toute la charge émotionnelle que renferme ce livre est assez lourde et difficile à mettre en mots. C’est un ouvrage véritablement exceptionnel qui montre le courage de cette enfant devenue femme et qui montre aussi l’incompétence d’un système judiciaire trop permissif. De nombreux contrôles ont été menés au domicile des Garrido et aucun agent n’a été voir au fond du terrain de ce couple malade.

Je ne le conseillerais pas à tout le monde. C’est clairement difficile à lire mais il est carrément impossible de lacher le bouquin avant de le terminer. Si tu as déjà du mal à encaisser les malheurs de tes personnages préférés dans un roman fictionnel, alors passe ton chemin. Mais si tu as le coeur bien accroché et que tu te demandes comment les victimes de ce genre d’individus survivent et jusqu’où la force de caractère de quelqu’un peut le mener, tu peux y aller les yeux fermés.

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Maëlle // since 1991 // Namur (BE) logo

Amoureuse des choses futiles et inutiles aux yeux des autres qui partage sur un blog multifacette un bout de sa vie, ses avis, ses envies, ses coups de coeur, ses pensées.

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